Phèdre de mémoire, de Marie Vitez

Mon père attachait une importance particulière à la manière de dire, de parler les alexandrins, au rythme, à la rime, aux respirations, autant qu’à la voix des acteurs, leur timbre, leur accent.

Cette façon d’entendre la langue, qui dépassait d’ailleurs le cadre du théâtre, et même de la langue française (il était polyglotte lui-même) faisait que son travail chargeait d’une émotion particulière la musicalité des alexandrins, lui donnait un sens propre. Continue reading