Aragon – Vitez Exposition témoignages lectures projections

Maison Elsa Triolet – Aragon
6 octobre 2001 au 17 février 2002

Vitez-aragon

Aragon m’a toujours encouragé. Par son exemple, par sa disponibilité, par son sérieux. (…) Chaque personne rencontrée était considérée aussitôt comme au plus haut degré de sa compétence possible.

C’est tout à fait caractéristique, c’est la beauté de son âme, une chose rare, un trait de nature qui doit aussi servir d’exemple : qu’il ne soit pas besoin de faire passer les gens par toutes sortes d’épreuves pour les prendre en considération. (…)”

Antoine VITEZ – 1983

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Les documents exposés tentent de donner à voir et à entendre les relations personnelles d’Antoine Vitez avec Louis Aragon et Elsa Triolet, à travers leurs échanges directs – lettres, messages, photographies – mais aussi et surtout les causes qu’ils ont partagées, qu’elles soient politiques – articles, contributions, fichiers – ou artistiques – affiches, notes de mise en scène, photos de spectacles et de répétitions.

La date de l’exposition inspire également une autre thématique :

deux mille deux sera l’année du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, pour lequel l’admiration de Louis Aragon et d’Antoine Vitez ne s’est jamais démentie. Ce sera donc l’occasion d’exposer des documents et photos de spectacles tels que Les Burgraves, Hernani

Un témoin de la vie et de l’œuvre d’Antoine Vitez sera systématiquement présent afin de commenter l’exposition, de guider les visiteurs, de répondre à leurs questions.

Nos très vifs remerciements à la Maison Elsa Triolet – Aragon pour l’invitation faite à notre association d’organiser une exposition au Moulin de Saint-Arnoult. Nous y évoquons donc l’histoire d’une longue amitié entre Louis, Elsa et Antoine.

« J’entends encore la voix d’Antoine dire les vers d’Aragon.

Qui dit amitié dit échange. Ils auront beaucoup échangé, avant tout sur l’art d’écrire et l’art de la parole, mais aussi bien sûr à propos du communisme, de l’Union Soviétique; de l’enthousiasme des premiers temps – Maïakovski, Lili Brik – aux désenchantements successifs… Mais demeurait la Russie et l’immense résonance de ses poètes, de ses écrivains.

Il y avait aussi cette admiration commune pour Victor Hugo, celui qui a tout chanté, tout annoncé : « Avez-vous lu Victor Hugo ? » questionnait Louis Aragon.

Antoine Vitez aura appris de ces illustres devanciers, de ces Maîtres, que la colère peut être au besoin bonne conseillère mais jamais un désespoir, un pessimisme plus ou moins de bon ton. Non, il y a toujours quelque chose à tenter, toujours il y a moyen de faire « théâtre de tout ». »

Pierre VIAL